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Plein Ciel |
(...)
Onze textes superbement « réveillés » par
une interprétation complice et chaleureuse, nuancée, jamais mièvre, où les
accents de tendresse, d’humour et de gravité se mêlent pour épouser les inflexions
du texte, creuser ses ombres et célébrer ses évidences. Onze mélodies aux
rythmes très divers, parfois jazzy ("Tapis vert") qui ne sont pas
ornement, mais portée, augmentent les résonances intimes des mots, « pour
leur faire un peu fête ». La voix de Dalila Azzouz et les arrangements de
Christian Laborde servent à leur tour cette interprétation dont
l’intelligence éclate dans le douzième titre, dit et non chanté, une lettre
de Cadou à Supervielle.
"Super ciel !"
Je me suis quelquefois demandé ce que nous ferions sans Martine Caplanne
qui depuis près de vingt ans prête sa voix aux poètes vivants et disparus en
animant le petit monde de la chanson d'expression d'un feu et d'une fougue
rarement égalés. On nomme ça la passion. Et Martine est une passionaria de la
chanson, une divine diva de la poésie. (...) "Plein Ciel" est à mon avis, l'enregistrement le plus abouti de
Martine Caplanne. Doté d'une parfaite dynamique, il lui permet d'accéder enfin
à un niveau de qualité où, j'en suis sûr, il fera référence.
Rétro Viseur. Mars 1995 Jean Pierre NICOL
Elle me rappelle la grande Gribouille, qui
dans les années 68 se torturait et nous grandissait.
Laissez-vous prendre par le cœur et rebondir sur les vers (en)chanteurs,
laissez-vous entraîner par ce petit lutin blond à la tendresse râpeuse.
Ambassadrice d'un Supervielle écorché, marginal, dissimulé sous l'allure d'un
bourgeois, elle le magnifie avec une grande modestie, une contagieuse simplicité
et une grande beauté.
Atlantica
Littéraire n° 12. Janvier 1995 D. LECUONA
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Bois de Mer |
UN NOUVEAU MARTINE CAPLANNE UN
ENCHANTEMENT
Son second CD "Bois de mer confirme tout le bien que nous pensons
d'elle. Rencontre du troisième type avec un poète, après Cadou, Guy d'Arcangues
et Supervielle, voici Yves Heurté.
Médecin, poète et musicien, Yves Heurté vit en pays de Montagne et écrit
pour les jeunes (et les autres) de merveilleux poèmes avec des mots simples
qu'il met au service d'idées profondément humaines...
Une rencontre avec Martine Caplanne ne pouvait donner lieu qu'à une création
positive.
Hebdo-Basque. 18 mars 1996 René HERVÉ
(...) Depuis qu'elle a décidé de se
mettre au service de textes qui l'émeuvent, elle partage ses tours de chant
entre soirées pour public adulte et animations scolaires. "Bois de
mer" est un disque qui s'inscrit à priori dans ce dernier contexte. Mais
de là à le définir comme un "disque pour enfants"... Si tel était
le cas, je serais amené à me poser des questions : ou bien je retombe moi-même
en enfance, un peu plus tôt que prévu, ou bien - fasse le ciel que ce soit le
cas ! - j'ai gardé mon âme d'enfant ! Je ne sais pas. Ce que je sais, par
contre, c'est que j'ai sacrément aimé les chansons de "Bois de mer"
(...)
Je chante ! N° 21. 1996 Joseph MOALIC
Verbe vigoureux et langue bien tournée, les poètes qu'elle choisit
sont bien mieux que servis, choyés, enluminés par ses compositions musicales
aux rythmiques joyeuses pour guitares et claviers. Mais "la" Caplanne
est surtout douée d'un timbre de cuivre et de soie fait pour le blues. Une voix
câline et grave à la fois, qu'elle ne pousse pas et qui délivre l'émotion.
Et puis Martine s'amuse aussi, "Au pays des fous", où la logique perd
le nord, à balancer entre jazz et ronde enfantine, pour partager sa bonne
humeur avec grands et petits.
Chorus
n° 16. Été 1996 Michel TRIHOREAU.
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Aller simple |
MARTINE CAPLANNE CHANTE CADOU
Cinquante ans, cela passe vite. René Guy Cadou - poète qui se savait
poète, inventeur de beautés, éveilleur d'amour - s'est éteint en 1951 et sa
voix s'élève toujours avec l'impérieuse humilité des amitiés fidèles (...)
Martine Caplanne reprend maintenant les adaptations qu'elle fit il y a
quelques lustres, d'une douzaine de textes du poète, augmentée d'une dizaine
de compositions nouvelles (dont trois textes d'Hélène Cadou et un poème
traduit en espagnol). Elle a su varier les climats et les sonorités, sans
jamais perdre de vue la foncière gravité de cette langue nourrie de joie et de
tristesse - les deux plus beaux vents des âmes vives et droites - voix aux
beaux sentiments et douée de confiance, Martine Caplanne poursuit avec charme
le travail multiforme de célébration de cette poésie éternellement jeune.
Le Monde de la Musique N° 248. Novembre 2000. Bertrand DICALE
MARTINE CAPLANNE - ALLER SIMPLE -
CHANTE RENE GUY CADOU
Une histoire de passion, pourrait-on dire. Une
passion pour une fois dénuée de bruit et de fureur, mais empreinte de cette
douce certitude qui forge les énergies les mieux trempées. Pour nombre d'entre
nous, la voix de Martine Caplanne (Chorus 25, portrait) demeure indissociable de
celle de René Guy Cadou disparu en 1951 à l'âge de 31 ans, à qui elle
consacra naguère un album de frémissements complices. (...) Pour le présent opus, son septième en vingt ans, Martine Caplanne a donc
repris la plupart des titres de l'album de 1980, en y ajoutant sept nouveautés,
dont trois textes dits et en s'entourant d'une quinzaine de musiciens d'horizons
divers (parmi lesquels certains compagnons de route tels Philippe Ferrière et
Christian Laborde aux guitares et Dalila Azzouz au contre-chant) qui apportent
sans l'ombre d'un synthé des colorations latino, jazzy ou franchement slave à
ses mélodies ; chacun démontrant combien les poètes sont partout chez eux.
La dernière plage ("La vie rêvée") résonne du reste telle une
confirmation. Interprétée en espagnol, elle traduit l'universalité d'une
parole portée par la voix de Martine Caplanne, parvenue à la maîtrise de son
art.
Chorus N° 33. Octobre-Novembre-Décembre 2000 Serge DILLAZ
ALLER SIMPLE MARTINE CAPLANNE CHANTE RENE GUY CADOU
(...) D'autres
guitares viennent épauler la sienne, un saxo, un accordéon pour faire
résonner les accents pathétiques de certains poèmes, un violon et un
violoncelle. Les mélodies servent remarquablement la tonalité des textes, le
rythme (lent, jazzy ou latino) épouse avec justesse les inflexions du chant
intérieur, et c'est en amie que Martine Caplanne nous emmène dans les
arrières-pays de Cadou. En contrepoint, elle nous propose également trois
poèmes d'Hélène (le grand amour de René, l'inspiratrice d'Hélène ou le
règne végétal) qui de recueil en recueil, poursuit son dialogue avec son
compagnon parti en 1951 "jeune à tout jamais", pour le "Grand
voyage".(...) La mort hante les poèmes retenus par Martine Caplanne ; son
choix éclaire cependant tout aussi bien d'autres visages du poète de Louisfert,
sa ferveur amoureuse, son allégeance au "règne végétal", son goût
des richesses quotidiennes, ses contradictions.
Poésie 1 Vagabondage N° 24. Décembre 2000 Michel BAGLIN
L'Anselme à tous vents |
CD et Livret "L'Anselme à tous vents"
Après Cadou, Guy d'Arcangues, Yves Heurté, Supervielle,
Victor Hugo et de nombreux poètes contemporains, Martine Caplanne change de
registre en interprétant Jean L'Anselme, un de nos (trop) rares poètes fondant
sa poétique sur l'humour. Le CD qu'elle vient d'éditer est en fait
l'enregistrement du spectacle qu'elle propose en tournée (avec son compère comédien
Métélok). (...) Les textes de L'Anselme sont tantôt dits (et joués), tantôt
chantés, le tout entrecoupé des rires d'un public sous le charme. (...)
Je ne suis jamais du côté du manche
Mais toujours du côté des cognés...
...Pas avec les puissants
Mais avec les emmerdés,
proclame-t-il comme une profession de foi. Engagé avec le sourire, il laisse
transparaître un lyrisme dépouillé de tout pathos et d'effets de manches et,
surtout, une vraie fraternité avec les humble, les ordinaires, les gens. C'est
ce double aspect que Martine Caplanne et Métélok ont su mettre en lumière sur
les planches en jouant à la fois des registres de la cocasserie et de l'émotion
à fleur de (bons) mots. Avec la même simplicité que l'auteur qu'ils servent.
Un vrai moment de bonheur.
Poésie 1 Vagabondage N° 34 juin. 2003. Michel BAGLIN
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Peuple d'arbres |
"Martine Caplanne chante Jean Claude
Touzeil
En
fidèle interprète des poètes, Martine s'est souvent rendue en terre normande
où elle a déniché Jean Claude Touzeil, un humble jardinier des mots qui,
depuis belle lurette, de sa plume alerte honore tout autant nos frères humains
que nos frères végétaux, d'où cette floraison printanière qui fait flèche
de tout bois dans un écrin de guitares et d'instruments acoustiques.
Une feuille de Ginkgo glorifie cet album enchanteur de son aura symbolique.
De sa voix d'écorce tendrement rugueuse, Martine Caplanne habite avec intensité
une quinzaine de poèmes dans lesquels la vie des arbres accompagne celle des
humains aussi fidèlement que le passage des ans au fil du cycle des saisons :
des amoureux Jean-Baptiste et Marie gravant leurs noms sur un vieux hêtre à la
petite Sylvette courtisée par les arbres coquins - des étoiles de paix (du
rossignol Dalila Azzouz-Laborde) rêvant au creux des arbres d'Israël et du
Maghreb aux forêts calcinées des étés passés - du frêne veillant sur le
repos éternel d'un matou enterré à son pied au rendez-vous dans l'au-delà
"dans la lumière parmi les feuilles". Bref, un disque de plénitude,
de beauté aussi essentielle qu'un bruissement de feuillage, où l'on se plaît
à conter fleurette parmi les ramages des oiseaux, où l'on clame sa joie
d'exister, où l'on plante ses pieds dans la terre pour danser sa vie dans l'émerveillement.
Daniel
Labeyrie Iguski Lore - Le jounal des verts du Pays Basque Mai 2004
Martine
Caplanne PEUPLE D'ARBRES (Chante Jean Claude Touzeil)
La pub télévisée dirait que c'est
din..g..g..u..e..e.. Autoproduire en 2004, au XXIe siècle, un CD de poésie
consacré à l'arborescence ! Il y a là de quoi affoler les marchands de daube.
Martine Caplanne (cf. Chorus 25, portrait) estime au contraire que c'est
aussi naturel que "deviser/Dans la lumière/Parmi les feuilles/et les
fleurs".
Quatre ans après son Aller simple - consacré à René Guy Cadou (cf.Chorus
33, p 44) - la voilà repartie avec armes et bagages sur les chemins aux feux
follets. Un retour aux sources en quelque sorte que ce Peuple d'arbres,
en hommage aux compagnons muets de la folle équipée humaine.
De ce silence, elle invente une symphonie acoustique pour accordéons, guitares,
basses, maracas, harpe diatonique et percussions. Grâce aux textes de Jean
Claude Touzeil, poète-enseignant, animateur d'ateliers d'écriture, et de ses
compagnons de route habituels (le duo Soham : Christian Laborde aux guitares et
synthé et Dalila Azzouz à la voix, Philippe Ferrière...), elle donne vie à
un monde fantastique à force de simplicité. Celui d'une nature complice et
rebelle à la fois pour qui le temps ne compte pas.
C'est avec aisance que Martine Caplanne gambade dans ces verts pâturages. Sa
voix, parlée ou chantée, s'amuse à titiller les mots du poète à la manière
d'une brise primesautière... Sûr que le temps des cerises est revenu.
Chorus Les Cahiers de la Chanson N° 48 été 2004 Serge Dillaz
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Les oiseaux ronces |
Voici
une belle reprise (augmentée de trois titres) d'un 30 cm paru en 1988. C'est
Martine Caplanne qui chante les poèmes de Guy d'Arcangues qu'elle a mis en
musique. Martine est une habituée des poètes. Elle a beaucoup chanté René Guy
Cadou, Jules Supervielle aussi. Et il faut la remercier pour nous avoir fait
découvrir et aimer de magnifiques auteurs : Yves Heurté, Jean Claude Touzeil. Et
Guy d'Arcangues donc, ce marquis basque, brouilleur de cartes, "people" avant
l'heure mais aussi Prix de Poésie de l'académie Française en 1977 et qui
écrivait "mes souffrances n'intéressent que moi, la drôlerie est une
courtoisie". Il convient de saluer Martine Caplanne, chapeau bas pour la
révélation.
Joseph Moalic. Les amis de Georges n° 102
Mars-Avril 2008
Compilations
et rééditions.
En 1988,
Martine Caplanne avait mis en musique des poèmes de Guy d'Arcangues. La version
CD, complétée, joliment arrangée par Christian Laborde, met en valeur les plus
émouvants morceaux choisis du poète basque. D'Arcangues, comme les autres poètes
chantés par Martine Caplanne, a trouvé avec elle une autre dimension pour sa
poésie.
Chorus n° 62 Hiver 2007/2008
Martine
Caplanne chante
Guy d'Arcangues.
13 titres.
La
réédition du 33t de 1988 plus 3 nouveaux titres. Une poésie de sel et de soleil
et d'ardeurs humanistes dont le poète fit preuve pendant la dernière guerre dans
la région de Biarritz.
Le Petit format n° 93 Janvier-février 2008